Photo de profil de Nordine Abidi, économiste FMI signalé pour antisémitisme

Nordine Abidi

Nordine Abidi, économiste au Fonds monétaire international (FMI) à Washington depuis 2019, est accusé de gérer le compte X @grenier_actu. Ce compte compte plus de 16 000 abonnés et a publié plus de 5 500 messages en six mois. Selon les éléments présentés, environ 92 % de ces publications portent sur des thèmes antisémites ou anti-israéliens, générant des millions de vues.

Titulaire d'un diplôme de la Toulouse School of Economics et ancien collaborateur de la Banque centrale européenne, Nordine Abidi aurait opéré précédemment sous d'autres pseudonymes tels que @frn_ton (Charles Nuitter) et @actu_grenier, suspendus pour contenus haineux. Pour contourner les restrictions, le compte recourt à des techniques telles que la terminaison systématique des messages par « Qu'en pensez-vous ? » afin de susciter des réactions, ou le remplacement du terme « juif » par un emoji, même en référence à des personnalités sans lien avec Israël (par exemple Anouck Aragones ou Jean-Luc Brunel).

Les accusations incluent la diffusion récurrente de stéréotypes antisémites classiques : contrôle supposé des médias, de la finance et des gouvernements par un « lobby juif », domination présumée de la France et des États-Unis. Des théories du complot sont également relayées, notamment l'implication juive dans les attentats du 11 septembre (référence aux « Dancing Israelis »), l'assassinat de JFK, l'affaire P. Diddy, ou des manipulations électorales en Afrique. Le judaïsme est diabolisé à travers des citations déformées du Talmud, tandis qu'Israël est nazifié et le terrorisme (Hamas, Hezbollah, Iran) est présenté de manière complaisante.

Le compte est signalé pour avoir ciblé et harcelé des personnalités juives de divers horizons politiques. Il relaie fréquemment des figures controversées telles que Paul-Éric Blanrue, Hicham Hamza (Panamza), Émilie Gomis, Jean Bricmont, Hervé Ryssen (plusieurs fois condamné pour antisémitisme), Dieudonné ou Kemi Seba, promouvant leurs ouvrages et idées.

De nombreux messages auraient été publiés pendant les heures de travail au FMI, et des Spaces prolongés sont organisés avec des participants issus de la sphère antisémite. Ces faits sont considérés comme contraires au Code de conduite du FMI, notamment : manque d'intégrité et comportement inapproprié (articles 6 et 8) ; attaques contre des États membres (Israël et États-Unis – article 10) ; atteinte à la diversité et propos haineux (articles 14 et 15) ; dommage à la réputation de l'institution (article 11) ; manquement au devoir de réserve (article 21).

La persistance d'un tel comportement au sein d'une institution internationale chargée de conseiller des États souverains soulève des questions graves de crédibilité et d'impartialité.